ecoles en marche

résumons

 

Voici, de façon laconique, les étapes de travail qui ont donné lieu à la production de ces films miniatures et du blog.


En préambule, pour nous présenter, nous avons raconté notre périple de Bruxelles à Paris. Ensuite, nous nous sommes séparés et avons travaillé dans les classes en demi-groupes pour suivre deux trajets parallèles et croisés.
En attendant la publication de celui de Laurence, voici le mien…

Premier objectif
J'ai choisi une histoire  très connue, en l'occurrence, « le petit chaperon rouge » (parce qu'il y a un trajet) avec une particularité cependant, l'histoire est dessinée comme un plan : un cercle rouge pour le sujet, marron pour le loup, plusieurs cercles verts pour la forêt etc…
Les enfants ont donc reconstitué l'histoire juste en identifiant les cercles de couleur.

Deuxième objectif
Nous avons regardé une carte de la Belgique et j'ai demandé aux enfants de situer leur ville, leur école puis la place de leur pays dans l'Europe et enfin pour ceux qui sont originaires d'autres contrées, de se situer par rapport au voyage qu'ils ont fait pour immigrer (surtout pour les primo-arrivant).
Nous avons découvert ensemble des notions sur la valeur d'échelle et de récit.

Troisième objectif
Faire construire sa propre histoire sous forme de plan légendé et ensuite la faire lire et interpréter par un groupe d'élèves acolyte.
Les cahiers jouent un rôle de relais entre Laurence et moi… Je vois ce qu'ils écrivent avec elle, et j'exploiterai au cours des séances cette ressource poétique.

L'écriture et le dessin se prolongent par l'incarnation collective ou individuelle de leur propre histoire dans la pratique corporelle : marcher de toutes les façons possibles et imaginables (les trucages dans les films révèlent en partie la variété de leurs marches inventées), les lectures possibles de ce déséquilibre constamment ressaisi qui nous fait avancer.

Quatrième objectif
Faire un film où l'on se voit marcher à l'intérieur du plan (film des cahiers). Filmer les mots lus à voix haute (film des bouches). Chercher à faire construire des ponts entre les expressions autour de la marche et des jeux dansés.
Valoriser cette richesse sémantique par des pratiques rythmiques corporelles ludiques.

En cherchant dans ce thème des variantes sous forme de jeu, nous avons  renouvelé la lecture de l'espace :

Espace restreint (jeu de coin, de petit espace au sol, film des ronds de couleur)
Espace protégé (les yeux fermés se faire guider par le son)
Espace obligé (déambulation orthogonale et autres variantes…)
Espace statique (assis sur des chaises, danse de pied)
Espace privé (avec travaux personnels, sur l'exploration du cahier)
Espace en suspension (pour ce dernier, nous sommes allés au Théâtre Les Tanneurs pour faire de l'élastique).

Cinquième objectif
Le blog a le statut de rendre compte et de continuer le voyage sans nous…
J'ai  initié les enfants à la lecture d'un blog sa syntaxe etc… en prenant pour  exemple le blog d’Etat de Marche  http://www.etatdemarche.net

Sixième objectif
Préparer les enfants à
une lecture du spectacle : une lecture abstraite de l'espace, du temps et de la situation, j'ai  adapté certaines séquences du spectacle pour qu'ils comprennent ces notions en expérimentant eux-mêmes les danses que je réalise sur scène (exemple : film du "liens" avec les bras, comment on prend l'autre par la main, l'épaule, la hanche pour se promener), nous avons terminé cet objectif par une lecture démonstration dans le théâtre.

En résumé, la lecture du plan est une manière de témoigner de notre propre expérience (Laurence, avec la carte pendant le spectacle, évoque nos deux rapports distincts  à l'espace). Pour ma part, elle fut la colonne vertébrale autour de laquelle s'articulent toutes ces expériences avec les enfants.

jm.agius 

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bonjour

  

 

En attendant toutes les autorisations de l'école magellan...

                                            jouez donc 

 

 

      
 

 

 

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c'est parti pour l'école jjmichel

Voilà les autorisations de jjmichel sont là!

on va publier un peu chaque jour,

pour vous donner le goût d'y revenir...

 

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une foulée de foule

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pour voir

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expression du temps


 
Voici donc les pistes explorées avec les enfants, dans un grand bonheur.
Nous vous invitons à poursuivre certaines d’elles, revenir sur ce carnet, ne pas le mettre aux oubliettes.
Des histoires peuvent être prétexte d’expression orale, de dictée, de rédaction, de fantaisie….

 
 1: distribution du carnet et appropriation.
       -baptême du carnet : le livre de voyage, le carnet de route, le journal du monde, le livre d’exploration,… ?
se nommer : livre de voyage d’une exploratrice, d’un terrien, d’un bipède, d’un agent secret…. ?
 Je leur lis un texte du spectacle, « on peut être assis, on peut être debout » ; ils écrivent des phrases commençant par « je peux marcher…. », et puis les lisent tout haut, face aux autres.

2: le voyage commence à côté de chez soi, là où on vit. Nous pouvons tous être explorateurs du minuscule, archéologue des débris du monde.
Dans la cour ou dans la rue, on traque des débris du monde, chasse aux trésors minuscules.
Ensuite, on les colle dans le carnet. Page-musée, archivage.
Ce qui paraissait sale, déchet, devient valorisé, objet poétique, objet choisi.
Puis on étiquette l’ensemble : par exemple : débris du monde trouvés le 24 janvier, dans la cour de mon école.
On nomme ensuite chaque « débris », « trésor », … (nom concret, ou fantastique, ou imaginaire.) Et puis on écrit à la première personne l’histoire imaginaire d’un de ces débris :
« Je m’appelle … je suis né .(moment, lieu) Mon premier souvenir c’est…
Parfois je rêve… Un jour je serai… »

3:  la boulette de papier.
J’arrive avec un sac plein de boulettes de papiers, journal froissé.
Je dis aux enfants que chaque boulette a été égarée par un passant.
Et qu’ils ont peut-être déjà aperçu celui-ci  sur le chemin de l’école ou sur un chemin qu’ils font à pied ou dans un tram ou un bus… Les enfants vont essayer de retrouver ce passant.
Au début, chacun choisit une boulette dans mon sac « magique »
La regarde bien sans la toucher, sensation, couleurs... Et puis, SILENCE….
Dans cette boulette sont contenues des phrases de cette personne,
Ils vont essayer de les entendre en posant la boulette contre leur oreille, sans l’ouvrir.
Noter les phrases qu’ils entendent dans leur silence… ou les mots perdus…
Ensuite, les enfants déchirent le papier et avec les petits morceaux,, reconstituent la personne.
Ensuite ils la baptisent. Carte d’identité « améliorée » :
Nom, Prénom /Comment il est physiquement / Le trajet qu’il fait chaque jour /Là où vous le croisez, métier, rêve, âge, .…

4: ils reçoivent une carte de leur commune avec tous les noms de rue
-repérer la rue de l’école,
-repérer sa rue si on habite près de l’école ou des endroits qu’on connaît
-légendes :  en jaunes : rue aux noms de métier/en bleu : rue aux noms d’objets
en rouge : rue aux noms d’animaux/ en vert : rue aux noms « aquatiques »
en brun : rue aux noms végétaux /…  rues aux noms de pays, de lieux, …
-choisir un nom de rue qui te plait, et puis, raconte avec ton écriture, pourquoi cette rue s’appelle comme ça. « il y a très longtemps… » 

-, lettre à un inconnu, bouteille à la mer
c’est en tout cas la dernière avec l’école Magellan. D’abord, est-ce que tout le monde a fini l’histoire de sa rue ? Ensuite,nous préparons une lettre pour un inconnu, qui sera mise dans un pochette en plastic transparent, telle une bouteille à la mer.
Pour écrire cette lettre, nous retraversons presque tout le carnet : Je m’appelle « le nom écrit sur la première page du carnet»,  J’ai commencé à écrire « … » Je peux marcher….(4 façons)
Un jour j’ai trouvé un(e)    … dans la cour de l’école.
Toi qui liras ces mots, peut-être es-tu… Et peut-être tu habites…
Ensuite, les enfants écrivent ce qu’ils veulent.
Si tu veux, tu peux me répondre à l’école Magellan
Rue de lenglentier
 Le nom de mon professeur :
Un dessin…. ?

-Et aussi, regarder son carnet, et y trouver quelque chose qu’on aime bien…
Une page qu’on aimerait montrer le jour où on se retrouve tous.

-Les enfants repartent avec leur lettre dans le sachet plastic et vont la déposer dans la rue (choisir soigneusement l’endroit : une boite aux lettres ? un appuie de fenêtre ?). Espoir d’une réponse.

L’atelier d’écriture se finit sur une ouverture, une possibilité d’échanger encore.



A bientôt

Laurence Vielle et Jean-Michel Agius


 

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à nos pieds !

une vision des pieds
de l'école magellan
 

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bouchée de mots

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plan-plan

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...

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livre ouvert

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marcher sur les murs

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jeu d'écriture

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rond de couleur

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à pied joint

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de la tête au pieds

le film est lourd, clique pour faire "pause "
et attendre le chargement complet 

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attention à la marche

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